Le Curriculum Vitae (partie 1 : le contenu)

Le CV n’est pas mort ! Il reste l’élément essentiel d’une recherche d’emploi.
Le « bon » CV c’est d’abord un CV clair où le recruteur va vite à l’essentiel. Il doit pouvoir très vite identifier vos coordonnées, formation, et expérience principale. Votre objectif est d’obtenir un rendez-vous, pas de raconter votre vie !
Nous ne parlerons pas de la rédaction du contenu lui-même, mais des principales bévues à éviter :

- faire un CV sans stratégie claire : avant de vous lancer dans la rédaction de votre CV faites un bilan personnel et définissez vos attentes pour votre prochain job. Une fois cela fait, vous aurez les idées beaucoup plus claire pour choisir ce qui va être important ou non à mettre dans votre CV pour donner envie à votre futur employeur de vous contacter.

- les coordonnées à la fin du CV : tous les recruteurs les cherchent en haut à gauche, pas ailleurs ! Vu aussi des CV sans coordonnées, le candidat les ayant mises dans le mail uniquement.

- l’équilibre des paragraphes : ils doivent être à l’image du temps passé dans chaque expérience. Erreur fréquente : la dernière expérience de 5 ans résumée en 5 lignes alors que la précédente d’un an seulement est développée sur 10. Autre classique : les CV de consultants en SSII où chaque mission est détaillée de la même manière que ce soit pour une durée de 15 jours ou d’un an. Résultat un CV où on se perd, car souvent très long du coup, et où rien ne ressort !

- l’étalement des formations : un Bac + 5 qui étale tous les stages de formation suivis en entreprise au point d’en mettre 7 ou 8 lignes. C’est bien de le signaler, mais vous pouvez le faire de manière synthétique en 1 ou 2 phrases.

- la litanie des stages ou toutes premières expériences : après 15 ans de carrière vos stages étudiants ou vos premiers jobs perdent beaucoup d’intérêt et peuvent vous faire apparaître comme manquant d’esprit de synthèse. Autre plus : cela permet de raccourcir le CV ou de gagner de la place pour développer un point plus récent. Cette erreur est fréquente sur les CV de candidats ayant quelques années d’expérience, car on rajoute chaque nouvelle expérience à partir du CV précédent, lui-même bâti au départ sur le CV de jeune diplômé où on étale ses stages pour démontrer son savoir faire. Conclusion : à chaque fois que vous avez à refaire un CV, repartez de zéro

- les CV « flash » : une ligne par job ! Cela a le mérite d’être synthétique mais laisse le recruteur sur sa faim. Souvent trouvée dans les CV de personnes faisant beaucoup d’intérim ou de missions de consulting. N’hésitez pas à regrouper plusieurs expériences (par exemple free lance comme développeur dans les sociétés X, Y et Z) et à détailler un peu votre rôle.

- les trous de CV inexpliqués : grossesse, arrêt pour élever ses enfants, reprise d’études, tour du monde à la voile,… indiquer toujours votre activité, cela évite les interrogations inutiles d’un recruteur. Truc : une période longue de chômage peut être remplacée par « projet personnel – projet de création - … » à condition que vous sachiez en parler en entretien.

- l’entreprise fantôme : Un recruteur n’est pas un Kompass ambulant, un nom d’entreprise ne lui suffit pas ! Une parenthèse à coté du nom avec l’activité, le site web, et quelques chiffres comme CA et nombre d’employés, fixeront tout de suite beaucoup plus. Procéder de même, le nom en moins, si vous souhaitez laisser anonyme l’entreprise où vous êtes encore en poste.

- le manque de chiffres : Vous cherchez à démontrer que vous êtes un super commercial soucieux de dépasser les objectifs… mais votre CV n’indique aucun résultat genre « 2006 : réalisation de 110% de l’objectif CA demandé » ? A votre avis que va penser le Directeur Commercial en face de vous ? Un ingénieur en développement peut indiquer la taille du projet en nombre de jours homme, ou ne nombre de lignes de codes. Il y a toujours moyen de faire sentir à un recruteur que vous êtes soucieux des objectifs quantitatifs ou qualitatifs demandés.

- les langues : à croire que les français sont tous bilingues en anglais ! Un peu de réalisme est le bienvenu. Cela peut vous éviter de vous déplacer pour rien : déjà vécu un « bilingue » ou « courant » qui ne décroche pas un mot pour un job où l’annonce précisait des relations quotidiennes avec le siège aux USA.

- la rubrique fourre tout, généralement appelée « loisirs » ! : Le recruteur n’est pas nécessairement intéressé par le fait que vous ayez visité 18 pays, fassiez 5 sports différents, retapiez votre maison de campagne, … Donc un peu de sobriété est la bienvenue.

De manière générale, une fois votre CV terminé, posez vous deux questions :

- Qu’est ce que je peux encore supprimer ?

- Est-il en adéquation avec ma cible de recruteurs? Si j’ai plusieurs cibles très différentes, créez deux ou trois CV adaptés à l’objectif visé.

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février 20, 2007 dans Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack

Guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement.

Notre "Guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement" ayant toujours autant de succès, nous avons décidé de le réactualiser et de l'enrichir sur les semaines qui viennent (on essaiera de tenir le rythme d'une note par semaine).
Objectifs du Guide :

Maintes fois évoquées dans les livres consacrés à la recherche d’emploi, sur les sites de recrutement, de cabinets, et maintenant sur des blogs, les conseils aux candidats en recherche d’emploi sont légions. Pourtant nous constatons régulièrement chez Altaïde (et en discutant avec d’autres recruteurs également) que les candidats reproduisent de nombreuses erreurs pourtant faciles à éviter avec un peu de préparation et de bon sens. Notre propos à travers ce guide va donc être de lister les principales erreurs à ne pas commettre et de vous donner des conseils pragmatiques sans langue de bois. N’hésitez pas à également à faire part de vos expériences dans les commentaires et à nous poser des questions.

février 20, 2007 dans Conseil aux candidats, Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Petit guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement (7ème partie : les 20 questions les plus posées par les recruteurs)

Suite de notre série de conseils (les autres consultables ici dans la rubrique Guide des erreurs à éviter) : aujpourd'hui les questions posées par les chasseurs de tête ou les recruteurs en entreprises.
Fauteuil_1Au cours d’un entretien de recrutement, votre interlocuteur va essentiellement se concentrer à travers ses questions sur ce que vous avez accompli. Il cherchera à travers cet échange à cerner votre capacité à tenir le poste proposé, mais aussi votre personnalité. L’expérience et les faits vont primer à ses yeux sur ce que vous pensez, croyez, ou affirmez. Mais attention vous pouvez facilement tomber dans le subjectif (mon manager était comme ci, c’est la faute du marché,…), vous devez donc être le plus factuel possible dans vos réponses.
Inspiré par Arthur H Bell, professeur de management à l’Université de San Francisco, voici un florilège des questions les plus posées au cours d’un entretien de recrutement. Cet liste non exhaustive bien sur, vous permettra de vous préparer (lire aussi cela) aux questions les plus courantes et d’anticiper sur la motivation du recruteur derrière la question posée.

1- Pouvez-vous me décrire ce que vous avez aimé et ce que vous avez le moins aimé dans la façon dont vous étiez dirigé dans vos précédents postes ?
2- Racontez-moi comment, dans vos expériences passées, vous avez agi en faveur du travail d’équipe ?
3- Souvenez-vous d’un moment où vous avez pris la mauvaise décision ou commis une erreur. Comment avez-vous géré cette situation ?
4- Dans vos expériences passées, avec quels types de clients ou de collègues aviez-vous le plus de mal à travailler ? Quel comportement adoptiez-vous ?
5- Quels ont été vos résultats par rapport aux objectifs fixés ? Participiez vous à la fixation de ceux ci ?.
6- Pouvez-vous me parler d’une circonstance où vous avez dû critiquer le travail d’un collègue? Comment avez-vous géré cette situation ? Quels résultats avez-vous obtenus ?
7- Racontez-moi la plus belle réussite de votre carrière ? un exemple d’échec ? Quels enseignements en avez vous tirer ?
8- Parlez-moi d’une situation d’urgence ou de crise à laquelle vous avez été confronté dans vos emplois précédents ? Quel a été votre rôle ? Qu’avez-vous fait ?
9- Tout le monde est stressé. Décrivez-moi les situations qui, au bureau, vous suscitent le plus de stress. Comment les gérez-vous habituellement ?
10- Lors de votre dernière expérience, qu’avez-vous appris ? Comment allez-vous mettre en pratique ces nouvelles connaissances ?
11- Citez-moi un challenge auquel vous avez été confronté dans vos précédentes fonctions ? Comment l’avez-vous relevé ?
12- Tout manager doit savoir déléguer. Décrivez-moi une situation où vous avez délégué avec succès ? Une où la délégation a été un échec ? Comment avez-vous géré cette situation ?
13- Au cours de vos précédentes expériences, quelle façon de communiquer a le mieux fonctionné avec votre supérieur ? avec vos collègues ? avec vos subordonnés ?
14- Citez-moi l’exemple d’une situation où vous avez fait preuve d’initiative sans que cela ne vous soit formellement demandé ?
15- Dans vos expériences précédentes laquelle avez vous préféré ? Pourquoi ?
16- Pourquoi avez vous quitté cet emploi ? Qu’est ce qui vous attirez dans cet nouvelle entreprise ?
17- Décrivez-moi une situation où vous êtes allé au delà de votre fonction pour aider un client ?
18- Classez : réussite personnelle, carrière, et salaire – pourquoi ?
19- Pourquoi êtes vous intéressé par le poste et notre société ? / Pourquoi vous recruter plutôt qu’un autre candidat ?
20- Et pour finir le grand classique mais toujours très intéressant : Quels sont à vos yeux vos principales qualités et points d’amélioration ?

La fois prochaine : les erreurs à éviter avec un cabinet de recrutement.
Tous nos conseils dans les rubriques : Conseil aux candidats et  Guide des erreurs à éviter.
Utile également : Listing des cabinets de recrutement .

avril 5, 2005 dans Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack

Petit guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement (6ème partie : les différents types d’entretien de recrutement)

Personnage_entretienDans un process de recrutement vous pouvez avoir différents types d’entretiens auxquels il va falloir vous adapter. Nous recenserons ici les principales erreurs à ne pas commettre en fonction des situations.

L’entretien individuel en face à face :
Le candidat est reçu par un responsable du recrutement, un hiérarchique, ou un consultant d’un cabinet. L’entretien dure généralement 1 heure. Tous les conseils donnés la semaine dernière sur l’entretien de recrutement s’appliquent.

Les entretiens successifs :
Pouvant tourner au véritable marathon, vous allez rencontrer sur une demi-journée ou une journée tous les interlocuteurs concernés. Cela va du cas le plus classique de 3 entretiens (RH + supérieur direct + directeur) à une dizaine dans des sociétés importantes.
A éviter donc dans ce cas de figure :
    - ne pas s’adapter à chaque interlocuteur en restant sur le même discours standard : n’oubliez pas que les intérêts des uns et des autres divergent (certains seront surtout intéressés par des points techniques, d’autres uniquement par votre personnalité,…)
    - montrer que c’est long et fatigant de redire les mêmes choses : il faut garder la même fraîcheur et la même disponibilité pour tous (plus facile à dire qu’à faire c’est sur !).
    - croire que c’est gagné ! : vos interlocuteurs vous disent que votre candidature les intéressent, que vous allez rencontrer le PDG pour la forme, attention danger, ne vous relâchez pas ce n’est gagné qu’une fois signé pas avant (rappelez vous des italiens en finale du championnat d’Europe par exemple !).

L’entretien face à plusieurs interlocuteurs :

Utilisé dans un process de recrutement soit pour aller plus vite (les 2-3-4 décideurs sont là), soit dans une deuxième étape après un premier entretien pour rencontrer votre hiérarchique direct et son patron (chef de produit et directeur marketing par exemple), l’équipe complète, …
Erreurs à ne pas commettre :
    - se déconcentrer car cela pourrait apparaître plus convivial
    - se concentrer sur un seul interlocuteur
    - ne pas mémoriser les noms et les fonctions (petit truc en début d’entretien : notez nom et fonction dans l’ordre où ils sont assis, n’hésitez pas à faire répétez si vous n’avez pas compris un nom)
    - ne pas regarder l’interlocuteur le plus intéressé à priori par votre réponse (par exemple évitez de regarder uniquement le DAF même si c’est lui qui a posé une question sur le cycle de vente dans votre précédente société, le directeur commercial a aussi toutes les chances d’être intéressé par votre question !)

L’entretien de groupe :
Ayant tendance à moins se pratiquer, il le reste néanmoins souvent sur des recrutements de jeunes diplômés pour des postes de commerciaux. Les candidats à un même poste sont convoqués pour un entretien de groupe.
Deux types d’entretien néanmoins : la réunion d’information présentant la société et le poste suivie d’un entretien individuel (ou de plusieurs), et l’entretien de groupe lui même avec sélection et élimination successive des candidats.
    – la réunion d’information : Même si on vous précise bien qu’elle n’est pas sélective et que tous les candidats intéressés seront reçus ensuite en entretien individuel, soyez vigilant. En effet les recruteurs observent vos réactions, votre intérêt et vos questions et cela les influencent forcément sur la suite (et pour l’avoir pratiqué on sait au bout de la réunion quels candidats ont le plus de chances).
Erreurs à éviter :
- poser des questions à tout prix : il vaut mieux ne pas en poser qu’être celui qui a demandé si il y avait des tickets restaurant ou un comité d’entreprise !
- attendre pour passer en dernier : le recruteur fatigue, il aura une meilleure perception en début de session (bonne position 3 à 6) et vous lui montrerez que vous n’avez pas de craintes.
- ne pas avertir que vous avez une contrainte horaire : vous risquez de stresser inutilement car vous avez un train ou un autre rendez vous.
    – l’entretien de groupe : Règle du jeu : une dizaine de candidats ou plus, il n’en restera qu’un à la fin (c’est l’entretien Star Academy !). Souvent agrémenté de jeu de rôle, de test, il est toujours difficile de se positionner dans ce type d’exercice.
Le conseil principal : soyez vous même, n’en faites pas trop. Ce n’est pas forcément celui qui se sera mis le plus en avant qui sera retenu (très souvent d’ailleurs). La journée sera longue, profitez des temps de pose entre deux entretiens, détendez vous, gardez votre dynamique sur la durée, donnez du rythme à vos entretiens.

L’entretien au téléphone :
Déjà abordé dans un conseil précédent : au téléphone.

L’entretien avec un cabinet de recrutement :
Un conseil en recrutement a des intérêts communs avec vous : il doit pourvoir un poste et recruter un candidat qui y réussira et s’y sentira bien (sinon il devra recommencer à ses frais sous garantie). C’est donc un allié, il cherchera à ce que cela se passe bien. N’hésitez pas à lui poser des questions sur l’entreprise, le contexte, sa perception par rapport au marché (plus pertinent toutefois avec un cabinet spécialisé qu’un généraliste).
Attention par contre : C’est un professionnel de l’entretien, il est plus affûté vis à vis des bourdes que vous pourriez commettre, son opinion se fait rapidement. Il faut donc être bien préparé à un entretien avec un consultant.

Une seule conclusion à retenir dans tous les cas de figure : il faut s’adapter à l’interlocuteur !
La semaine prochaine : les 20 questions les plus posées par les recruteurs.

Photographe: Philippe Ramakers

mars 16, 2005 dans Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack

Petit guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement (5ème partie : l’entretien de recrutement).

Entretien_recrutementUn chasseur de tête ou une entreprise viennent de vous appeler pour prendre rendez-vous.
Vous avez préparé votre entretien (voir Conseil n°4 : La préparation de l’entretien de recrutement ). Vous êtes presque prêt !
Vous n’avez qu’une seule occasion de laisser une bonne première impression : ne la gâchez pas !

Quelques derniers éléments de préparation :
- soignez votre présentation en gardant en tête deux principes : être à l’aise dans vos vêtements, et être en phase avec votre interlocuteur (classique avec un cabinet, possibilité d’être plus cool avec un recruteur entreprise, mais attention vous ne prenez jamais de risques avec une tenue classique !).
- soyez à l’heure : Expérience vécue quasiment tous les jours le coup de fil du candidat en retard (Où trouver un parking dans votre quartier ? Je ne vous trouve pas au 8 (normal on est au 5 !). Je ne pensais pas que votre rue était si longue je suis au n°250,…). Repérez adresse et parking avant sur un plan, choisissez la solution la plus fiable (le Metro dans Paris souvent), demandez des précisions du type code ou étage. Au besoin rappelez une assistante pour être sur.
- Munissez vous de la copie du CV envoyé au recruteur, du descriptif de poste, et d’un bloc note. Prendre des notes est une marque d’attention à votre interlocuteur. Votre bloc note peut vous servir de mémo pour votre présentation, et inclure les points essentiels que vous souhaitez éclaircir sur le poste (ne tombez pas non plus dans l’interrogatoire systématique qui tourne au remplissage de questionnaire !).

La préparation « psychologique » :

Comme un sportif avant un match, vous allez chercher à vous motiver et vous mettre dans de bonnes conditions. Vous allez donc vous appuyer sur des éléments maîtrisés (votre CV et votre préparation = votre entraînement) et sur une certitude : il y a des points qui ont nécessairement motivés votre interlocuteur à vous rencontrer. Gardez le en tête, mais sachez également que le recruteur va vous évaluer maintenant sur des critères objectifs (en éclaircissant des points de votre CV, votre maîtrise technique,…) et beaucoup sur des critères plus subjectifs (personnalité, feeling par rapport à son équipe, le style de l’entreprise,…).
Une règle absolue : soyez vous même, ayez confiance et exprimez vous !

En général, l’entretien classique se compose de 2 parties :
    - Votre présentation (formation, expériences et motivations) : à vous d’être convaincant sur vos compétences et votre motivation.
    - Une présentation de l’entreprise et du poste par le recruteur : c’est l’occasion de poser vos questions et de montrer votre valeur ajoutée.
N’oubliez pas que l’entretien est un moment d’échange équilibré entre vous et le recruteur : à vous de vérifier que le poste proposé correspond bien à vos attentes; au recruteur de vérifier que vous correspondez au poste.

Les différentes phases :
- La prise de contact (le recruteur vient vous chercher) : poignée de main franche, regard direct, pas de commentaires bateaux (genre ils sont beaux vos bureaux, il est rapide votre ascenseur, c’est une vraie galère de se garer dans votre quartier,…), mettez vous à l’aise (on peut enlever son manteau !, voire sa veste si votre interlocuteur fait de même), une fois installé occupez l’espace (sortir votre bloc, un stylo,…) et détendez vous (ou en tous cas essayez !). Prenez votre territoire : le fait d’avoir devant soi son bloc, son plan de préparation à l’entretien, ses questions, son stylo,… sont autant d’outils familiers qui sont des points d’ancrage pour vous.
- L’introduction du recruteur : chercher à valider le temps consacré, ses attentes. II a souhaité vous rencontrer donc il y a des éléments qui lui ont plu dans votre CV. N’hésitez pas à lui demander ! (Quels sont les éléments qui ont retenus votre attention dans mon parcours ? Souhaitez vous que je développe un ou des points particuliers ?) Rare sont les candidats qui le font, mais cela peut être un pont de départ très favorable pour démarrer votre présentation.
- Votre présentation : 10 minutes maxi (facile à tenir puisque vous vous êtes entraîné !), évitez la relecture du CV, sachez prendre du recul, synthétisez vos expériences, pensez bénéfices retirés pour vous / valeur ajoutée apportée à votre employeur, amenez le recruteur sur votre terrain en le laissant vous demander des précisions.
- Les questions du recruteur : il va chercher des précisions (soyez précis dans les chiffres, d’un entretien à l’autre nous voyons régulièrement des candidats qui évoluent dans les données annoncées), vérifier des infos en recoupant avec ce que vous avez dit précédemment ou en se servant de sa connaissance du métier (du genre : votre patron c’était qui ? / Ah je croyais que c’était Mr Untel le DC de votre société / Oui mais …), et éventuellement vous pousser pour voir comment vous réagissez sous pression.
- L’échange : profitez de toutes les occasions laissées pour rebondir en posant une question et établir le dialogue (par exemple : Dans votre métier actuel quel est le cycle de vente ? / …c’est un cycle long d’environ 6 mois. Et justement dans la société X comment cela se passe t’il ?). Un recruteur se fait aussi son opinion à travers les questions posées et par votre gestion de l’entretien (en particulier sur des postes de management ou commerciaux). Au fil de l’entretien c’est vous qui posez les questions et montrez que vous cherchez vraiment à qualifier ce que pourrait être votre futur emploi.
- La conclusion : Attention, elle est bâclée par 90 % des candidats rencontrés ! C’est un moment important surtout pour un poste commercial (Qui a envie de recruter un commercial qui ne « close » pas ?). Dans tous les cas de figure, demandez à votre interlocuteur ce qu’il pense de votre candidature. Cherchez à cerner des doutes éventuels pour y répondre immédiatement (un de mes clients exprime toujours des doutes pour voir si le candidat se bat ou laisse tomber). Quels sont les prochaines étapes ? Qui rappelle ? Quand ? Puis je vous rappelez sur une ligne directe si j’ai d’autres questions ? …

Quelques autres maladresses classiques à éviter :
- ne pas saisir les perches tendues : Par exemple : « Votre manager chez X c’était monsieur Untel ? » ( Le recruteur en étant aussi précis a toutes les chances de le connaître, rebondissez donc en lui demandant si il le connaît, dans quel cadre, …).
- se concentrer sur une seule personne en cas d’entretien à plusieurs interlocuteurs : même si un seul gère l’entretien et mène le débat, il faut faire l’effort de s’adresser à tous.
- réciter son CV : effet catastrophique sur votre interlocuteur garanti
- développer une première expérience de 2 ans en 10 mn et présenter les 10 ans qui suivent en 5 ! : comme pour le CV attention à l’équilibre de votre présentation
- critiquer son ancien employeur : génère tout de suite des interrogations négatives chez votre interlocuteur
- soulignez que vous n’avez pas de chance (fermeture d’une filiale, licenciement économique, accident, mutation de mon conjoint,…) : cela peut arriver mais attention à ce que le recruteur ne se dise pas que vous portez malheur !
- porter des jugements de valeur : « Vous : Vous faites 20% de croissance ? C’est très bien ! Recruteur : Non, l’objectif était de 40% » « Vous : Les anglais sont toujours hypocrites dans leurs relations. Recruteur : Ah bon, ma femme est anglaise, il faut que je vérifie ! »

La semaine prochaine: Les différents types d’entretien de recrutement
Photographie: Matt Williams

mars 8, 2005 dans Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack

Petit guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement (4ème partie : la préparation à l’entretien de recrutement).

Camera_1Mené par un consultant en cabinet ou par un manager en entreprise, l’entretien est le point clé d’un process de recrutement. Que vous postuliez pour un poste de Directeur marketing, commercial, informaticien, ou comptable, c’est une entretien de négociation, d’échange d’égal à égal.
C’est une vente, certes un peu particulière mais une vente ! Et comme toutes les ventes, cela fait l’objet d’une préparation minutieuse et obéit à un certain nombre de règles.
La première : un entretien cela se prépare impérativement ! C’est 70% de votre réussite qui est en jeu !

Eléments clés d’une préparation :

Mener un bilan personnel : quels sont mes compétences, mes points forts, ma personnalité, mes envies aujourd’hui ? Plus vous avez les idées claires, plus vous serez convainquant.

Connaître ses points faibles : un manque d’expérience pour le poste, un niveau d’anglais insuffisant, les trous dans le CV, une carrière « papillon »,… autant de points sur lesquels vous devrez vous justifier. En avoir conscience, avoir une explication claire, permettra de les minimiser et de recentrer le débat sur vos points forts.

Définir des objectifs est essentiel (le consultant ou le manager sont généralement là pour pourvoir un poste, pas comme conseil en gestion de carrières auprès de vous) : type de responsabilités recherchées, secteur d’activité, taille d’entreprise, salaire, mobilité,…

Entraînez vous ! : gérer son entretien est plus facile quand vous avez répété la présentation de votre parcours et de vos motivations, et préparez un certain nombre de questions. Ce sera votre base, votre point d’appui quand le recruteur tentera de vous « embarquer » loin du sujet volontairement. N’hésitez pas à le faire chez vous devant une caméra vidéo pour vous revoir et corriger les attitudes, le ton de voix, et votre « texte ».

Préparez vos réponses : Nous sommes souvent surpris de la non préparation de candidats à des questions classiques (qui sont souvent posées justement pour voir le niveau de préparation à un entretien) du type : qualités et défauts, 3 mots pour définir votre personnalité, quel est votre plus belle réussite ? votre plus gros échec ?,…

Renseignez vous ! : A défaut de connaître le nom de la société (souvent le cas aujourd’hui), cherchez des renseignements sur le secteur d’activité concerné, tentez de cerner au mieux l’entreprise (truc : des mots clés pris dans une annonce suffisent souvent à identifier le recruteur potentiel sur Google ou autre moteur). Exploiter au mieux les infos du descriptif de poste. Autre truc si vous êtes chassé : conditionnez votre venue à un entretien à la connaissance préalable du recruteur.

Listez vos motivations : Pourquoi le poste m’intéresse t’il ? Quels sont mes atouts pour y réussir ? Quelle est ma valeur ajoutée ?

Préparez votre conclusion : Qu’est ce que vous pensez de ma candidature ? A chaud le recruteur devra vous dire des points positifs et éventuellement ses doutes. C’est une occasion de réargumenter sur un point qui faible. Quelles sont les prochaines étapes ? Quand ?

Erreurs à éviter :
- ne pas être préparé bien sur !
- faire croire que l’on s’est renseigné en regardant le site web par exemple : Vécu cette semaine : un candidat qui nous parle du site web d’une entreprise qui n’en a pas encore !! A la première question un peu précise, vous allez devoir expliquer que vous avez survolé le site, que vous manquiez de temps,… Impact négatif garanti sur le recruteur.
- ne pas connaître l’annonce pour laquelle on est reçu : une question classique à laquelle vous devrez répondre : Qu’est ce qui vous as intéressé dans notre annonce ?
- avoir une présentation de votre parcours trop longue : la bonne mesure se situe entre 5 à 10 mn quelque soit la longueur de votre expérience. Vous n’endormirez pas votre interlocuteur, et laisserez ainsi la porte ouverte aux questions, donc à l’échange.
- vous mettre trop de pression : Relativisez l’équilibre des forces ! Un recruteur qui vous reçoit a trouvé dans votre CV des points qui l’intéresse, il a besoin d’embaucher, il a la volonté de comprendre et d’échanger. Sur des postes à compétence rares ou de management, il a aussi besoin de vendre sa société.
- ne pas attacher d’importance à sa tenue vestimentaire : l’habit fait souvent le moine en terme de recrutement ! N’hésitez pas à dire à un recruteur que vous avez une tenue cool car c’est le style de votre entreprise et que vous ne souhaitiez pas éveiller les soupçons (classique chez un développeur informatique par exemple).
- ne pas évaluer le temps de parcours : vérifier sur un plan où se situe l’entreprise (un coup de fil à la standardiste peut vous permettre d’éviter un retard).

Etre préparé ne veut pas dire entrer dans un schéma stéréotypé où l’on récite sa leçon !
C’est au contraire le moyen de se mettre en confiance, d’être beaucoup plus à l’écoute des réactions se son interlocuteur, de mieux comprendre ses attentes, et donc au final d’être plus convainquant et d’être celui dont on se souviendra au moment de faire le bilan. Vous voilà prêt !

La semaine prochaine: Conseils pour l’entretien de recrutement lui-même
La semaine dernière: Au téléphone, les autres conseils du Petit Guide ici.
Photographie: Matt Williams

février 22, 2005 dans Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack

Petit guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement (3ème partie : au téléphone)

TelephoneSouvent négligé par les candidats l’entretien téléphonique, y compris pour une prise de rendez-vous, peut être crucial dans un process de recrutement.

Les recruteurs pris par l’urgence ou dans un soucis d’efficacité (gain de temps, premier tri,…), recourent de plus en plus souvent à ce type d’interview. Il faut donc s’y préparer et en connaître les règles.

Quelles sont les situations auxquelles vous devez vous préparer ? ...

Photo : Carl Dwye

La prise de rendez-vous.
Bonne nouvelle le recruteur veut vous rencontrer. Ne gâchez pas votre chance !
L’avis de l’assistante qui vous appelle peut être très important. Très souvent, elle va donner un premier sentiment du type : il est désagréable, je ne sais pas si il est vraiment motivé aucune date ne l’arrange, pas l’air très dynamique ce candidat, il n’a aucune écoute, il s’exprime mal,… mais aussi très sympa, contact très pro, a l’air très motivé par le poste, connaît bien le métier,…

Ne cherchez pas à poser plein de questions, allez à l’essentiel. L’objectif c’est prendre rendez-vous c’est tout !
Montrez que vous êtes heureux d’être convoqué, demandez des précisons (interlocuteur, lieu de rendez-vous, nom de l’entreprise,…), faites répéter si vous n’avez pas bien compris, et reformulez à la fin (exemple : Donc j’ai bien noté, rendez vous mardi 10 à 11h, avec Mme Untel, pour un poste de Responsable Marketing, dans vos bureaux 5 rue Descartes fonds de cour 2ème étage, métro X ? Oui c’est bien cela, au revoir. Merci, au revoir.)

L’appel du candidat.
Chez Altaïde comme dans beaucoup de cabinets de recrutement, nous recevons souvent des coups de fil de candidat qui souhaitent parler au consultant chargé de mission. Généralement ils sont traités par une assistante : la première raison d’appel étant tout simplement de savoir si l’on a bien reçu votre CV (et 9 fois sur 10 le candidat nous avoue que oui effectivement il a bien reçu par mail notre accusé de réception !!).
Mais les fois où le candidat réussit à parler au recruteur, la plus part du temps il se contente de poser la même question ! Attention c’est le meilleur moyen de se « griller ».
Si vous souhaitez échanger avec le recruteur, ne vous contenter pas de lui demander la même chose ou simplement des précisions sur le poste. Profitez en pour lui apporter des éléments supplémentaires, en clair vous vendre ! Cela nécessite donc d’être préparé et sur de soi.

L’entretien téléphonique.
Il y a 3 raisons principales pour qu’un chasseur de têtes ou un responsable recrutement d’entreprise veuille s’entretenir avec vous :
    - Confirmation de certains points de votre CV (niveau de salaire, maîtrise d’une langue étrangère, précision sur votre dernier poste, connaissances techniques,…) : n’hésitez pas à répondre avec précision cela peut vous éviter de vous déplacer pour rien, si vous sentez que vous répondez bien aux critères cherchez à obtenir un rendez-vous.
    - Premier tri : Barrage pour éliminer les candidats n’ayant pas le profil requis, vous êtes là en situation de concurrence. Cherchez à en savoir d’abord un peu plus sur les attentes du recruteur, et mettez en avant les points de votre CV qui sont des atouts pour le poste. Première étape du process, votre objectif doit être de prendre un rendez vous.
    - Entretien de sélection : Véritable entretien de recrutement, il faut vous mettre dans les mêmes dispositions et appliquer les mêmes règles (nous les traiterons prochainement). Si vous n’avez pas le temps ou êtes dans de mauvaises conditions (au travail, en voiture,…), demandez à reporter l’entretien et fixez un créneau horaire précis.

L’entretien de chasse.
Surprise ! Un chasseur de tête, vous appelle sur votre lieu de travail.
C’est lui qui va chercher à vous vendre un poste : soyez cordial, invitez le à vous parler de sa mission, et donnez lui les informations lui permettant de vérifier l’adéquation avec son besoin. Même si vous n’êtes pas du tout intéressé, ne lui raccrochez pas au nez !
La règle absolue est de laisser une bonne image et d’en profiter pour créer un lien. Plus tard cela peut être très utile, soit en vous voyant proposer une évolution très motivante, soit le jour où vous serez à nouveau en recherche active. N’hésitez pas à aider le chasseur en lui indiquant des personnes susceptibles de correspondre à ses attentes.

L’entretien de suivi.
Rien n’est jamais acquis !
Après une premier entretien qui s’est bien passé avec un recruteur, vous allez avoir d’autres contacts avec lui (2ème rendez vous, précision, prise de référence, confirmation de vos motivations,…). Attention à ne pas se relâcher au fil du temps, un coup de fil mal géré peut mettre un doute là où il n’y en avait pas. De plus vous allez avoir des contacts avec de nouveaux interlocuteurs dont la mission est de vérifier les bonnes premières impressions. Ils sont donc sensibles à la moindre bévue.

Les appels à ne pas oublier.

    - Informer le consultant d’un cabinet de recrutement ou le premier responsable rencontré dans une société de la suite du process. De plus il pourra vous donner des conseils pour la suite. A ce stade c’est un partenaire, son intérêt est commun avec le votre, n’hésitez pas à le solliciter.
    - Remercier les mêmes si vous êtes recruté : vous êtes leur « poulain » et ils peuvent devenir des alliés plus tard.
    - Demander pourquoi vous avez été écarté d’un process : les recruteurs sont passés à autre chose, donc c’est toujours difficile d’obtenir un retour. Toutefois essayez de le faire : mettez en avant auprès d’une assistante que vous avez consacré du temps, que c’est normal de vous en donner en retour. A défaut de les avoir par le recruteur, l’assistante peut vous les donner. Petit truc : essayez l’email cela peut marcher plus facilement qu’au téléphone (en tous cas chez Altaïde !).
Ne soyez pas déçu de la réponse : dans plus de 50% des cas c’est une question de feeling avec l’interlocuteur ou le style de l’entreprise qui compte.

Attitudes à éviter valables pour tous les cas de figure :
    - Répondre quand vous n’êtes pas dans les bonnes conditions (dans la rue, portable captant mal, au travail, à la maison avec bébé qui pleure,…) : acceptable si c’est juste pour prendre rendez-vous, à proscrire dans tous les autres cas.
    - Naviguer à vue : faites vous bien préciser pour quel poste on vous appelle.
    - Répondre à une question mal comprise : n’hésitez pas à faire répéter, reformulez pour vérifier. - Evoquer des soucis familiaux (je garde les enfants, j’ai piscine,…)
    - Couper la parole
    - En faire trop : je suis le candidat idéal, je correspond parfaitement en tout point au poste,…
    - S’énerver au téléphone (parce que l’on est pas retenu, ou que vous préférez les entretiens direct plutôt qu’au téléphone) : rien ne vous dit que le recruteur n’aura pas autre chose à vous proposer, pensez-y (même si parfois on a envie de se lâcher !).

Enfin une règle absolue au téléphone : SOURIEZ : le sourire s’entend au téléphone !

La semaine prochaine: la préparation à l’entretien de recrutement.
Les semaines précédentes: Le CV et  la lettre de motivation.

février 8, 2005 dans Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (8) | TrackBack

Petit guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement (2ème partie : la lettre de motivation )

A quoi sert la lettre de motivation ?  A rien dans la plupart des cas !!
Bizarre comme réflexion de la part d’un chasseur de tête,non ?
Et pourtant je vous conseille d’en mettre une, même si c’est le CV qui prime !
Pourquoi ? Quand un recruteur trie des CV, la première chose qu’il fait c’est regarder directement le CV. Et là deux solutions : soit il l’écarte (donc sans lire la lettre), soit il retient le CV en première lecture.

Si sa sélection lui suffit, il convoquera les candidats en survolant la lettre. Si elle est trop riche, il va ensuite reprendre les CV retenus et  les étudier de plus près en regardant cette fois ci la lettre. Son attente sera d’y trouver éventuellement des éléments qui ne sont pas dans le CV et qui peuvent apporter des éléments complémentaires intéressants par rapport au profil recherché. Donc dans ce cas, il est important de l’avoir soignée.

Véritable casse-tête quand on est en recherche d’emploi, mon conseil est de faire simple, quelques lignes, en l’articulant en 3 paragraphes :
    - 1 : montrer votre intérêt pour l’entreprise et le poste : C’est la partie sur laquelle vous devez passer un peu de temps. L’objectif : répondre à l’attente du recruteur. Si c’est une candidature spontanée, vous indiquez le type de positions susceptibles de vous motiver.
    - 2 : mettez en avant quelques points de votre savoir faire : l’idée est de compléter le CV à travers des faits concrets, des résultats. Cette partie peut rester souvent la même (par exemple : si vous êtes commercial vos arguments vont rester globalement les mêmes d’un poste à l’autre)
    - 3 : conclusion directe : laisser transparaître que vous êtes sur d’être convoqué. La lettre manuscrite n’a plus lieu d’être sur internet. Si toutefois une annonce vous en demande une, envoyez un mail ou une lettre dactylographiée. Si le recruteur veut faire une graphologie, il sera obligé de vous demander votre avis.

Erreurs à ne pas commettre donc :
    - ne pas mettre de lettre : perçu négativement dans tous les cas.
    - écrire 3 lignes sans valeur ajoutée du type : « Je suis ingénieur système et réseaux, a la recherche d'un poste.  Je vous joins mon CV dans ce courrier et je me tiens à votre disposition pour un éventuel entretien. Cordialement. »
    - écrire un roman : c’est l’assurance de na pas être lu d’une part, et de passer pour quelqu’un sans esprit de synthèse.
    - envoyer une lettre standard : personnaliser votre lettre en fonction de l’annonce. Souvent une ligne suffit à transformer votre base standard en lettre personnalisée.
    - lettre uniquement en copie attachée d’un mail : la lettre doit être dans le corps du mail impérativement (même si vous la joignez). Cela simplifie le travail du recruteur.
    - lettre et CV dans le même document : à éviter, même si cela oblige le recruteur à y jeter un coup d’œil, c’est lui compliquer la tâche sur le moment et plus tard quand il classe et/ou envoie votre CV.
    - pas d’objet dans l’intitulé du mail : voie assez directe pour la poubelle à spam, et complique l’identification du poste auquel vous répondez. Si l’intitulé du poste n’apparaît pas automatiquement, faites un copier/coller du titre du poste.
    - pas de signature : après la formule de politesse, mettez vos prénom/nom et votre téléphone.
    - le style télégraphique : vous n’écrivez pas un mail à un copain, mais une lettre à un employeur.

Florilège des formulations à éviter :
    - «Très motivé par l’expansion de votre groupe international … » envoyé à une PME de 10 personnes !
    - « Dans l'espoir d'une réponse favorable… » « je me tiens à votre disposition pour un éventuel entretien » : Non, il faut être plus sûr de vous : « Dans l’attente d’un prochain entretien, recevez l'expression de mes salutations distinguées. »
    - « J’ai l’honneur de poser ma candidature… » : la flagornerie ne marche pas !
    - « Je prendrai contact avec vous sous quinzaine pour faire le point. » : oui éventuellement, mais faites le, pas comme 9/10 qui l’écrivent mais n’appellent jamais !
    - « Ne me contactez pas sous 15 jours car je suis en vacances. » : vous êtes sur que vous cherchez du travail ?
    - « Bonjour, Merci de me donner une réponse même si elle est négative. »
    - « En restant à votre entière disposition pour discuter de ma candidature, ou d'une autre offre que vous jugerez opportune,… » : maladroit, vous ne démontrez pas que l’offre vous convient.
    - « …je possède une bonne « hands on »  expérience, qui me permet de gérer/designer les « best on going » solutions… » : pas de franglais pour faire genre !
    - « L'Association de l’ESC X vient de me transmettre l'offre… Diplomé de l'ESC de X , mon expérience…Mes compétences et ma formation ESC X… » : c’est bon, n’en faites pas trop !
    - « Madame, Monsieur, De vous à moi, nous sommes fait pour travailler ensemble ! » : peut indisposer.
    - Etc… En conclusion : L’importance d’une lettre de motivation tient surtout au fait qu’elle peut vous éliminer d’un process si elle ne rentre pas dans les attentes du recruteur.

La semaine prochaine : Au téléphone.
Déjà publié : Le CV.

février 3, 2005 dans Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (12) | TrackBack

Petit guide des erreurs à éviter dans un process de recrutement (1ère partie : le CV)

Worker1 Maintes fois évoquées dans les livres consacrés à la recherche d’emploi, sur les sites de recrutement, de cabinets, et maintenant sur des blogs (voir aussi nos conseils aux candidats), les erreurs à ne pas faire au cours d’un process de recrutement restent pourtant légion.
Le propos va être aujourd’hui de vous lister les principales à ne pas commettre.

Le Curriculum Vitae : Un « bon » CV c’est d’abord un CV clair où le recruteur va vite à l’essentiel. Il doit pouvoir très vite identifier vos coordonnées, formation, et expérience principale. Votre objectif est d’obtenir un rendez-vous, pas de raconter votre vie!

Nous ne parlerons pas du contenu mais des principales bévues de présentation à éviter :

    - les coordonnées à la fin du CV :
tous les recruteurs les cherchent en haut à gauche, pas ailleurs ! Vu aussi des CV sans coordonnées, le candidat les ayant mises dans le mail uniquement.
    - la forme : le format italien, les colonnes, les cadres trop nombreux, le fouillis, le CV sous Excel ou PowerPoint ne sont pas les bienvenus. 1 ou 2 pages pas plus (le record chez nous est à 21 pages si ça vous tente !). Un format classique n’exclut pas l’originalité par les couleurs, un bandeau sur le coté, et les titres. Mais attention à être en conformité avec votre cible (si vous travaillez dans la finance ou dans la communication l’approche sera différente).
    - la photo, on voit de tout ! : petit format, grand format, en pied… Soit vous avez une photo d’identité qui vous avantage, soit vous ne mettez rien, même si on vous en demande une. La photo au mieux rassure le recruteur, mais dessert dans beaucoup de cas. Les seuls cas où c’est nécessaire sont les métiers de représentation (type mannequin). Exemples véridiques de photos reçues : floue, de dos, avec lunettes de soleil, en vacances en maillot sur la plage, photo prise 20 ans avant, en soirée (robe décolletée ou smoking verre à la main), en T-shirt super cool (jeunes diplômés souvent), en famille avec les enfants,…
    - l’équilibre des paragraphes : ils doivent être à l’image du temps passé dans chaque expérience. Erreur classique : la dernière expérience de 5 ans résumée en 5 lignes alors que la précédente d’un an seulement est développée sur 10.
    - l’étalement des formations : un Bac + 5 qui étale tous les stages de formation suivis en entreprise au point d’en mettre 7 ou 8 lignes. C’est bien de le signaler, mais vous pouvez le faire de manière synthétique en 1 ou 2 phrases.
    - la litanie des stages ou toutes premières expériences : après 15 ans de carrière vos stages étudiants ou vos premiers jobs perdent beaucoup d’intérêt et peuvent vous faire apparaître comme manquant d’esprit de synthèse. Autre plus : cela permet de raccourcir le CV ou de gagner de la place pour développer un point plus récent.
    - les langues : à croire que les français sont tous bilingues en anglais! Un peu de réalisme est le bienvenu. Cela peut vous éviter de vous déplacer pour rien : déjà vécu un « bilingue » ou « courant » qui ne décroche pas un mot pour un job où l’annonce précisait des relations quotidiennes avec le siège aux USA.
    - la rubrique fourre tout, généralement appelée « loisirs » ! : Le recruteur n’est pas nécessairement intéressé par le fait que vous ayez visité 18 pays, fassiez 5 sports différents, retapiez votre maison de campagne, … Donc un peu de sobriété est la bienvenue.
    - le CV.doc : vous n’êtes pas tout seul! Alors donnez lui un nom à votre CV autre que « CV.doc », par exemple : « CV de Marie Dupont.doc » Cela évitera au recruteur d’avoir parfois des gros problèmes d’ouverture de CV et /ou de ne plus le retrouver.

De manière générale, une fois votre CV terminé, posez vous deux questions :
    - Qu’est ce que je peux encore supprimer?
    - Est-il en adéquation avec ma cible de recruteurs?

« La perfection est atteinte non quand il ne reste rien à ajouter, mais quand il ne reste rien à enlever.» Antoine de Saint-Exupéry

La semaine prochaine : La lettre de motivation et l’envoi du CV

Publié initialement dans le webzine de BlogJob.net
Photographie: Ivan Soares Ferrer

janvier 25, 2005 dans Guide des erreurs à éviter | Permalink | Commentaires (21) | TrackBack