Rankmill : le classement au secours de l’info, un service à découvrir.
Trop
d’info tue l’info, dit-on. Trop d’info sature le lecteur, peut-on rajouter. Comment
s’y retrouver et se faire un avis face aux flots d’informations déversés sur le
Net ? Lancé il y a deux mois, le site Rankmill, créé par Thomas Lévy, un serial entrepreneur,
répond à cette problématique en proposant des outils de classement.
Plusieurs
arguments plaident en faveur du classement selon Rankmill :
-
C’est un moyen
radical d’organiser l’information,
de la trier.
-
C’est un
puissant outil d’expression pour les
utilisateurs, leur donnant la possibilité d’ouvrir des débats sur n’importe
quel sujet, il devient par là même un outil identitaire (qui sera d’autant plus
marqué avec la fonction alter ego à venir).
-
L’outil permet
de créer une unité de lieu du classement,
commenté et enrichi. On peut par exemple l’illustrer avec des vidéos ou des
critiques, mêmes anciennes, et ainsi, recycler des archives (info froide) en
actualité (info chaude).
-
Son contenu est exportable partout, autour de lui se crée une communauté ouverte. Il
est consultable sans obligation d’inscription, celle-ci n’étant nécessaire – et
gratuite – que si l’on veut créer son propre classement.
-
En termes
d’usage, l’outil permet de créer des filtres et donc de donner du sens au classement car il permet de savoir qui a émis un
avis. Par exemple, plusieurs classements des vins de Bordeaux peuvent
exister et vous pouvez privilégier ceux de Bordelais ou d’amateurs étrangers, de
professionnels, etc.
Rankmill,
c’est aussi une technologie mise à disposition de partenaires qui
souhaiteraient la licencier pour valoriser leurs classements. En ligne de mire,
les médias et le e-commerce. Le Times, par exemple, a sorti récemment la liste
des 100 films de la décennie, mais cette liste, s’étalant sur neuf pages, est
compliquée à lire, ne propose ni vidéo, ni historique des critiques pas plus
qu’elle ne donne la possibilité aux lecteurs de la commenter.
S’appuyant
sur une technologie ayant composé avec deux inconnues (combien de
personnes vont-elles répondre ? combien y aura-t-il d’items ?),
Rankmill est un outil de classement
ouvert car il n’impose pas d’item. Cependant, pour que ça marche, il faut
éviter qu’il y ait trop de classements sur le même thème. Voilà pourquoi Rankmill
fonctionne en mode d’auto-complétion.
Un utilisateur est le premier à créer une liste sur un thème ? Sa base de
données est à disposition des autres et peut être enrichie.

